Photo Hors Cadre a fait le shooting d'un atelier d'aiguisage !

Au coeur du vieux Lévis, en bas de la côte du passage, l'atelier historique des Scies Mercier fabrique des scies et les aiguise depuis 1889.
Au coeur de cet univers qui sent bon le bois, le fer et les produits d'aiguisage, on entend résonner les coups de marteaux de Gilbert, qui tensionne ses scies à la main depuis 24 ans.










Le sourire aux lèvres, il nous révèle quelques secrets, avant de se repencher sur sa besogne. Entouré d'énormes scies de quelques mètres de haut, et éclairé seulement par l'éclairage blafard de cette triste journée de février, il s'applique pour rendre chacune de ses scies aussi coupante qu'une neuve. Après avoir redonné vie à des petites lames, il part dans un autre coin de l’atelier pour aiguiser une égoïne, à la main.






Dans la pièce principale, Sylvio fabrique des scies sur mesure, au millimètre près. Il se coupe parfois avec les bords tranchants comme des rasoirs, mais au final, c'est avec fierté qu'il nettoie et mesure le fruit de son labeur.
Dans un coin de l'atelier, de grosses machines attendent de recevoir leur compagnons de métal. Perceuses, découpeuses, lamineuses, rectifieuses, tout est énorme et huileux, et les entrailles de certaines machines laissent entrevoir des rouages anciens et crasseux. Pourtant, tout est en état de marche, et rien n'est laissé au hasard.







Dans le fond, un atelier fabuleux, éclairé par un néon grisâtre et surmonté d'un poster de Jésus datant des années 50, regorge de petites vis et de marteaux de précision. On croirait admirer l'atelier du père noël !






Le bureau, dans lequel Gilbert et Sylvio se retrouvent pendant les pauses, abrite une vieille cabine téléphonique en bois, recouverte d'autorisations obsolètes du gouvernement du Québec. La plus récente date de 1972. Et sur le bord, les armoires de bois franc, dont certains tiroirs sont libellés à la main, semblent ressurgir d'une époque inconnue pour moi, 26 ans...
Et en haut, le grenier. Pour y accéder, un seul escalier de bois grinçant, en équilibre au dessus des machines menaçantes. En arrivant sain et sauf en haut, on se rend compte que nous ne sommes pas les seuls à voir mis le pied ici. Derrière une porte s'amassent divers objets anciens, dont un berceau, des fenêtres poussiéreuses, de vieux magazines, et sur le bord de la fenêtre, face au saint Laurent et au Château Frontenac, une vieille machine à écrire semble attendre que quelqu'un vienne écrire ses dernières pensées sur son clavier noirci...


Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.